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 Chronique des Maux. (Extrait des Mémoires de LiLith)

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~LiLith~*
Reine Blanche ^^
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MessageSujet: Chronique des Maux. (Extrait des Mémoires de LiLith)   Sam 22 Déc - 12:51

Chronique des Maux.
(Extrait des Mémoires de LiLith)




Une annonce. Une nouvelle. LiLith venait de saisir le feuillet du jour.
« La Bibliothèque du Château du Conclave brûle ! »
J’espère qu’ils y sont tous passés. Avec leur chasse à la sorcière et leurs manières plus pédantes que, que… je n’ai même pas d’exemple.
Ah ah, ils me font bien rire.
Elle fit apparaître un parchemin. Et ses pensées vinrent s’appliquer telle une nuée de papillons de lumière sur le papier jauni. Mes sincères condoléances.
Ne pas vendre la peau du fourreu. Elle se replongea dans sa lecture.
Les chanceux. Ça doit cultiver du trèfle à quatre feuilles en douce.
Dommage pour les livres. Quand même.

Le ballet de lumière reprit. En l’an de Terre VII, l’avènement de la Magie. Les Terres Argentées rayonnent. Le collier d’écailles de dragon d’argent est porté par les plus grandes dames. La joie caresse les visages dans une brise sereine. Ils ne vont jamais gober ça. Un blob dans une serrure passerait sans plus d’effort. On ne réécrit pas l’Histoire.

Pause.

Ce n’est pas pour eux. C’est pour l’Histoire. J’ignifuge le parchemin ? Ah ah.
Elle invoqua un vieux grimoire, la couverture en cuir semblait solide et le tout assez épais pour trouver matière à pénétrer le passé.
Si elle voulait apporter un témoignage, n’étant pas historienne, n’ayant pas le temps nécessaire à d’amples recherches,
il fallait qu’elle plonge dans sa propre mémoire.
Dans ses Mémoires.


Je l’ai croisé hier, le Mammouth suprême de Baduk. Les villageois sont terrorisés. Mal équipés, ils ne peuvent faire face à cette bête en colère qui charge sans crier gare. Ma magie n’est pas assez puissante pour panser les plaies aussi rapidement qu’il le faudrait. Quelques grands guerriers sont descendus des terres glaciales et des terres arides pour le combattre, attirés avant tout par l’envie incommensurable d’obtenir de lui une quelconque source de pouvoir (…)

Passent quelques pages.


On dit qu’il est de retour. De retour. Des rumeurs courent selon lesquelles il avait été envoyé en exil par son maître. Kedok tremble et la ville du centre est tombée. Le Balrog de Goodok. Je fais des recherches à son sujet, je m’étonne de ne jamais avoir eu écho de son existence. Les sens de mes guerriers s’exaltent, je sens l’envie grandissante en eux de se mesurer à lui. L’arrogance de sa voix résonne dès qu’il parle et son rire dément donne à la ville des airs d’Enfers. (…)


Certains blessés ne recouvrent pas toutes leurs forces. Les symptômes sont inhabituels et la contagion sévit. Le temps que la population ouvre les yeux et la maladie rode en tout lieu déjà. J’alerte les pièces de † L'ECH!QU!ER † le plus tôt possible, nous devons nous prémunir et nous préparer au pire. L'air de Byceps City n'est pas sain. Les maigres soins que je prodigue n’apportent toujours aucun résultat et l’état des contaminés se dégrade d’heure en heure. Je dois trouver autre chose. Il semble judicieux dans un premier temps d’isoler les malades et de limiter les déplacements afin d’enrayer la propagation de l’épidémie. Je me sens faible, je crois que j’ai de la fièvre.

Tout cela me préoccupe de plus en plus. J’ai voulu m’enquérir de la situation en ville. Je rentre sans réponse. Le Balrog m’a grièvement blessée et mes dernières forces me quittent peu à peu. Il m’est impossible de rejoindre Dusso. (…)

Le Chaos règne sur les Terres d’Argent. La lutte est inégale et le combat semble perdu. Le fléau s’abat sur le Royaume tel un voile glacé de désespoir.
Cela fait des semaines qu’il est impossible d’échapper à l’odeur âcre des fumées qui s’élèvent des différents bûchers de la ville. Des bûchers…des malades brûlés vifs parfois, pour apaiser ce que l’on pense être la colère de ceux que l’on nomme Dieux. Ou de grands charniers, les fosses communes sont saturées depuis des jours. La ville noircit de tous ces feux qui n’apportent ni lumière ni chaleur. Et des cadavres de rongeurs putréfiés jonchent le pavement des rues dans une crasse innommable. Et les fièvres continues et malignes ne faiblissent pas. Et j’observe depuis la fenêtre de ma chambre, impuissante. Les négociations pour l’obtenir ont été houleuses, l’aubergiste fait son beurre sur le dos de la crémière, de ses vaches et de son pré. Ne pas perdre le sens des affaires. Quitte à mourir, autant mourir riche. Des charrettes se massent aux portes de villes. Partir. Vite. Loin. Longtemps. Les grandes propriétés isolées et les terres lointaines de Sato reste les refuges privilégiés des plus fortunés.

Des dispensaires viennent d’être mis en place. Des médecins, herboristes, soigneurs et guérisseurs s’associent et parviennent à l’élaboration d’un remède temporaire. Les files sont longues et l’attente interminable.
Selon les dernières nouvelles, le fils du Roi est contaminé. Le crieur n’a pas donné plus de précision, il est passé en courant dans les rues de Byceps city, évitant les mains des miséreux aux bras tendus vers une issue qu’ils n’entrevoient pas, impalpable. Notre suzerain ne peut plus faire semblant de ne pas savoir.
Indica.
Goudy.
Leeknaat.
Seijuro.
Arkan.
C’est la première fois que je les vois. Les Guérisseurs. Leur magie est tellement puissante qu’elle me conforte dans mon inanité en ces temps troublés.
La Peste disparaît, emportant avec elle ces cris de peurs et de douleurs.



LiLith prononça d’une voix mélodieuse les quelques mots de l’incantation. Les particules d’encre du passage qu’elle avait sélectionné se multiplièrent en une fine poudre d’or. L’écriture des pages concernées du grimoire semblait maintenant en relief. Elle souffla dessus. La poudre s’envola et les particules vinrent se poser à leur place sur le parchemin. Elles se fixèrent, dans des courbes identiques au tracé harmonieux de l’écriture première. Elle le roula, et le maintint fermé par un morceau de ruban blanc.

Pour Darius,
Château du Conclave.


Elle manda un page porter son témoignage.
De ses expériences elle avait appris la prudence.
En vain. Elle ne les pensait pas si malins.



_________________
~LiLith~*, guérisseuse, Reine Blanche de † L'ECH!QU!ER †
Va tous vous soigner, que vous le vouliez ou non. Dictatrice du soin ^^

Love n'Otarie *_*
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